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Bac à shampoing et fauteuil de lavage dans un salon de coiffure aux tons clairs

Avis de Mme Lechevallier, salon de coiffure à Abbeville

Comme je l'ai déjà expliqué, chaque prospection est accompagnée d'une découverte gratuite d'entreprise. C'est dans le cadre de mes interventions via mon partenaire Petite Entreprise et son réseau de consultants Iddyl que j'ai pu rencontrer Mme Lechevallier, gérante du salon de coiffure Alt'Hair Nativ, dans le centre d'Abbeville, dans la Somme. Merci pour le temps que vous m'avez accordé, mais également pour le commentaire que vous m'avez octroyé.

Le retour de Mme Lechevallier

« Très bon contact et belle approche pour ce premier rendez-vous De bonnes et belles idées. Très à l écoute de nos besoins, Je recommande. »

Mme S. Lechevallier, salon de coiffure Alt'Hair Nativ à Abbeville

Grand merci à vous pour la passion de votre métier: j'ai tout compris à la coloration végétale et à ses principes. J'ai bien noté aussi de faire attention aux produits biologiques, aussi dangereux que les chimiques, et vous m'avez démontré que la coloration végétale est un travail soigné, qui demande de respecter un protocole et des durées précises dans les temps de pose et dans le suivi. C'est cette expertise et cette passion des entrepreneures et des entrepreneurs que je croise quasiment tous les jours que j'apprécie dans ce super métier.

Un métier réglementé, y compris pour ouvrir

La coiffure est une activité réglementée. Elle doit être exercée sous le contrôle effectif et permanent d'un titulaire du brevet professionnel ou du brevet de maîtrise de coiffure, ou d'un diplôme de niveau égal ou supérieur. À défaut de diplôme, trois années d'expérience professionnelle en France, dans l'Union européenne ou dans l'Espace économique européen ouvrent la même possibilité.

Cette exigence a une conséquence de gestion rarement anticipée: la personne qualifiée est un maillon unique. Si le contrôle effectif et permanent repose sur la seule dirigeante, son absence prolongée pose une question qui n'est pas seulement organisationnelle. C'est un point que la découverte d'entreprise regarde systématiquement, au même titre que la dépendance à un fournisseur ou à un client majeur.

Schema des quatre voies d acces a la qualification exigee pour exercer la coiffure et de la condition de controle effectif et permanentSchéma qualitatif des conditions d'exercice: quatre voies d'accès, une même exigence de contrôle effectif et permanent.Les voies d'accès à la qualification exigéeBrevetprofessionnelBrevet demaîtriseDiplôme de niveauégal ou supérieurÀ défaut, 3 ansd'expérienceContrôle effectif et permanent de l'activitéexercé par une personne qualifiée, présente dans le salon
Schéma qualitatif des conditions d'exercice: quatre voies d'accès, une même exigence de contrôle effectif et permanent.

Plus d'établissements, moins de salariés

Les chiffres clés publiés par l'UNEC en 2025, sur les données 2024, dessinent un secteur qui se fragmente. On compte 111 177 établissements, en hausse de 2 %, dont 69 556 salons et 31 501 activités à domicile. La coiffure à domicile représente donc 31 % du secteur, soit près d'un tiers des établissements, une concurrence sans mètres carrés à financer et sans charges de local.

Dans le même temps, le secteur emploie 103 537 salariés et apprentis, son plus bas niveau depuis plus de dix ans, en recul de 6,3 % depuis 2014. Les apprentis représentent 22 % de la masse salariale du secteur, ce qui en dit long sur le modèle d'organisation d'un salon: la formation en alternance n'y est pas un supplément, c'est une composante structurelle de l'équipe et du coût du travail.

Diagramme en barres de la structure du secteur de la coiffure en 2024, total des etablissements, salons et activites a domicileLa croissance du nombre d'établissements ne se traduit pas par une croissance de l'emploi: les effectifs salariés sont au plus bas depuis plus de dix ans.Structure du secteur de la coiffure en 2024111 17769 55631 501Établissements au totaldont salonsdont activités à domicileChiffres clés UNEC publiés en 2025 sur les données 2024: le total progresse de 2 %, l'activité à domicile pèse 31 % du secteur
La croissance du nombre d'établissements ne se traduit pas par une croissance de l'emploi: les effectifs salariés sont au plus bas depuis plus de dix ans.

La sortie est tout aussi révélatrice. L'UNEC recense 1 122 défaillances en 2024, en hausse de 10 %, pour un taux de défaillance de 1 %, et 8 149 fermetures, soit un taux de 7,3 %. Autrement dit, on ferme beaucoup plus qu'on ne dépose le bilan: la majorité des sorties sont des arrêts choisis ou subis avant la procédure. Enfin, 1 142 cessions de salon ont été enregistrées, à un prix moyen de 62 153 euros, en baisse de 11 %.

Ce que dit le chiffre 2024Ce qu'il implique pour un salon
111 177 établissements, en hausse de 2 %, dont 31 % d'activités à domicileLa concurrence se déplace vers des structures sans local à financer: un salon doit justifier ce que son local apporte au client
103 537 salariés et apprentis, plus bas niveau depuis plus de dix ansRecruter est difficile et l'équipe se réduit: la productivité par personne devient le premier levier disponible
1 122 défaillances et 8 149 fermeturesLa sortie se fait le plus souvent avant la procédure collective, donc avant que les difficultés ne soient visibles de l'extérieur

À retenir Le prix moyen de cession, 62 153 euros en 2024 selon l'UNEC, est une information de gestion et pas seulement une curiosité. Il fixe l'ordre de grandeur de ce que vaut le fonds que vous construisez, et donc l'enjeu de ce qui le fait tenir: la clientèle, l'emplacement, l'équipe et la qualité des comptes présentés le jour venu.

Deux indicateurs publiés, et ce qu'on en fait

La profession ne publie réellement que deux indicateurs de pilotage, et il faut s'en contenter plutôt que d'aller chercher des ratios sans source. Le chiffre d'affaires journalier moyen par actif s'établit à 260 euros, en recul de 2,75 %, et le ticket moyen à 43 euros, en recul de 0,92 %. Ce sont des moyennes de secteur, à manier comme des repères et non comme des objectifs.

Leur intérêt est dans leur rapport. Un chiffre d'affaires journalier de 260 euros par actif face à un ticket moyen de 43 euros situe l'activité autour de six passages par jour et par personne présente. C'est ce rapport qui rend la lecture opérationnelle: un salon qui veut progresser agit soit sur le nombre de passages, ce qui suppose de l'organisation et du planning, soit sur le contenu de la prestation, ce qui suppose de la technique et du conseil. Une coloration végétale, avec son protocole et ses temps de pose, occupe le fauteuil autrement qu'une coupe: c'est une décision d'exploitation autant qu'un choix de métier.

  • Passages par jour

    Se pilote par le planning, la durée des prestations et la gestion des créneaux creux de début de semaine.

  • Ticket moyen

    Se pilote par la structure de l'offre et le conseil en cabine, pas par une hausse générale du tarif horaire.

  • Coût de la prestation

    Produits, temps de pose, temps de préparation. Une technique longue et soignée doit se retrouver dans le prix.

  • Apprentissage

    22 % de la masse salariale du secteur: un choix de formation qui est aussi une décision de coût et de capacité.

Point de vigilance Le seul repère financier disponible sur une base comparable, la division 96 de la Banque de France, ne décrit pas la coiffure: cette division des autres services personnels, avec 832 entreprises seulement, englobe blanchisseries, soins de beauté, bien être et pompes funèbres. Selon les données 2024 de la Banque de France, la moitié de ces entreprises se situe en dessous de 53,8 % de taux de valeur ajoutée et de 19,7 % de taux de marge. À prendre comme un repère de famille de métiers, jamais comme une norme du salon de coiffure.

Les obligations qui encadrent l'exploitation quotidienne

Un salon est un établissement recevant du public, ce qui emporte des règles d'accessibilité et de sécurité incendie. S'y ajoutent les normes d'hygiène propres au métier, l'affichage des prix, avec un minimum de 10 à 20 prix affichés selon le type de salon, et l'obligation de délivrer une facture à partir de 25 euros TTC.

Sur le volet employeur, les fondamentaux valent ici comme ailleurs: le document unique d'évaluation des risques professionnels est obligatoire dès le premier salarié, et se conserve 40 ans au minimum, versions comprises, depuis le 31 mars 2022. Dans un salon, l'évaluation porte sur des risques bien identifiés, station debout prolongée, gestes répétitifs, exposition cutanée et respiratoire aux produits, y compris aux produits d'origine végétale, sols mouillés. C'est exactement le sujet évoqué lors de notre rencontre: un produit naturel n'est pas un produit inoffensif, et cette nuance a sa place dans le document. La mise à jour annuelle ne s'impose qu'à partir de 11 salariés, mais en dessous de ce seuil deux cas de mise à jour restent dus: tout aménagement important des conditions de travail, et toute information nouvelle intéressant l'évaluation d'un risque, ce qui inclut un changement de gamme de produits.

Ce que regarde une découverte d'entreprise dans un salon

Une découverte d'entreprise n'est pas un audit. C'est un premier rendez vous qui sert à repérer où se joue la performance de l'affaire, et à distinguer ce qui relève du métier de ce qui relève de la gestion. Dans un salon, quatre points reviennent presque toujours: la construction du planning et son taux de remplissage, la composition du chiffre d'affaires entre technique et coupe, le coût réel des produits par prestation, et la structure de l'équipe entre salariés confirmés et apprentis.

Ces quatre points se traduisent ensuite en un suivi de l'activité et un tableau de bord tenu à la semaine, et en un suivi des marges et de la rentabilité par famille de prestations. Les deux se construisent avec les chiffres que le salon produit déjà, encaissements, planning, factures de produits, sans installer d'usine à gaz.

Pour un salon installé depuis plusieurs années, la question de la valeur du fonds arrive tôt ou tard, et 1 142 cessions par an montrent que le sujet est loin d'être théorique. C'est un travail de cession et transmission d'entreprise qui commence des années avant la vente, par la qualité des comptes et par la capacité du salon à tourner sans dépendre entièrement de sa gérante.

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